Pour vous mettre en "appétit"

Une approche de la géographie sacrée

 

Les énergies, réseaux  résultant de la nature qui  régissent l'Univers et par voie de conséquence notre terre  nous sont utiles si on les connaît.

Petite explication : 

Les moines bâtisseurs, les Maîtres d'oeuvre, les Templiers, connaissaient les différentes formes de réseaux parcourant la Terre.

 Voici un texte très interressant qui nous donne un aperçu du contenu de la conférence (à lire aussi "Le pape des escargots"...) :

 

Quels sont les principes présidant au choix d’implantation d’un lieu de prière ?

Depuis les temps les plus reculés, les hommes tentent de se rapprocher de Dieu et construisent des temples dans ce but. Les plus sages d’entre eux étaient en symbiose avec leur environnement et connaissaient l’influence des rayonnements cosmiques et telluriques sur la Vie. Ils savaient que pour qu’un lieu soit favorable à la santé, il était nécessaire que ces rayonnements soient équilibrés entre le Ciel et la Terre. Il y avait des lieux pour habiter, d’autres pour prier, et d’autres encore pour le repos de l’âme. Pour les Romains, le Cardo (axe nord-sud) et le Decumanus (est-ouest) déterminaient l’orientation générale de la ville et ce maillage n’était pas dû au hasard.

La géographie sacrée

Les critères de choix d’un lieu de culte n’étaient pas les mêmes que ceux d’un lieu de vie mais relevaient de la même science. Ils répondaient à la connaissance d’une géographie sacrée et de réseaux qui parcourent la planète. Les points sacrés étaient reliés entre eux par un certain maillage et les constructions, érigées généralement sur des croisements.

Les réseaux

Les anciens bâtisseurs connaissaient plusieurs types de réseaux qui quadrillaient la Terre et parlaient de la Vouivre. On mesure aujourd’hui différents réseaux en rapport avec l’influence des métaux contenus dans le noyau de la terre.

Les réseaux telluriques

Note sur les réseaux telluriques

Le centre de la Terre, le noyau, est composé de magma. La vitesse de rotation de la Terre et la force d’inertie du magma  en  rapport avec sa densité engendrent un retard du noyau qui va provoquer un frottement par rapport à l’écorce terrestre. Ces vibrations vont monter jusqu’à la surface de la terre, traverser les différentes couches du sol et envoyer les infos des métaux contenus dans la terre. Chaque métal a son faisceau de rayonnement que les scientifiques savent aujourd’hui reconnaître en fonction des longueurs d’onde. Il y a 7 familles de métaux. Certains ont des rayonnements nocifs, d’autres sont neutres et quelques-uns sont particulièrement bénéfiques.

Réseaux nocifs :

- Le réseau Hartmann (appelé aussi réseau global) est le réseau du Nickel. Il se présente comme un quadrillage de « murs » de 21 cm d’épaisseur environ, dont les mailles sont espacées de 2 m dans le sens nord-sud et 2 m 50 dans le sens est-ouest. Il est orienté sur les pôles magnétiques. Mais ce filet peut être perturbé par un accident géologique (failles, cours d’eau souterrain) ou une pollution humaine, ondes télé, portables, micro-ondes… Les croisements sont les endroits où se concentrent au maximum les radiations.

- Le réseau Curry (ou réseau diagonal) est celui du Fer. Il est orienté à 45° par rapport au premier. Son maillage peut varier de 3 à 8 m. Les murs sont épais de 40 cm. Là aussi les lieux les plus nocifs sont les points de croisement. Il arrive qu’un croisement Hartmann se superpose à un croisement Curry et nous avons un point d’énergie très bas.

Réseaux neutres :

Les deux premiers réseaux sont les plus gênants pour l’homme. Les réseaux de Zinc, Cobalt Manganèse sont beaucoup moins nocifs. Les réseaux de l’Aluminium et du Silicium sont totalement neutres.

- Le Platine a 36 méridiens et parallèles et entretient les réseaux sacrés.

- Le Cuivre est abondant et neutre, orienté nord-sud et est-ouest. Son épaisseur et d’environ 30 cm

Réseaux positifs :

Ce sont l’Or, l’Argent.

- Le réseau Peyré est le réseau de l’Or. Il émet 72 rayons nord-sud et 72 est-ouest qui déterminent 72 méridiens et autant de parallèles. Ce sont les flux sacrés fixes, caractérisés par une énergie positive de forte intensité. La largeur du flux de l’Or est de 72 cm. Ceci détermine 26 croisements sur la terre. Tous les hauts lieux sacrés sont sur ces croisements.

- L’Argent émet lui aussi 72 rayonnements, superposés à ceux de l’Or mais en diagonale. L’Argent est neutre, il sert à activer l’Or. Sa largeur est de 36 cm.

Le premier réseau que les bâtisseurs prenaient en compte est le réseau Hartmann. Le maître d’œuvre organisait sa construction de façon à le repousser dans les murs. C’est déroutant lorsque l’on pratique la recherche avec les baguettes parce que l’on va trouver un réseau « fantôme ». Il ne reste en fait, dans l’édifice, qu’une fréquence porteuse, comme en radio, mais sans information, une longueur d’onde « disponible ». On ne va retrouver une information sur la porteuse du réseau Hartmann qu’en deux points, dits de terre : au niveau des fonts baptismaux et à la croisée des transepts où se trouve la « pierre des morts », c’est-à-dire l’endroit où l’on pose le cercueil pour le dernier office… parce que l’on naît de la poussière et que nous y retournerons. La pierre des morts est polarisée de façon à ce que l’énergie soit renvoyée vers le haut, comme pour un dolmen. L’âme peut ainsi « monter au ciel ».

Les différentes étapes de la construction.

Le commanditaire

C’est souvent l’évêque pour une église paroissiale ou le père abbé pour une abbaye. Ces derniers étaient des initiés. Les maîtres d’œuvre sont des compagnons aboutis. Ils vont choisir la destination de l’édifice (baptême, pèlerinage, cimetière, monastère) et le lieu où il sera implanté.

Le choix du point énergétique

La première opération consistera à déterminer le point énergétique appelé « point étoile » ou point sacré. C’est un point d’énergie, choisi en fonction des croisements des différents réseaux telluriques, qui relie le haut et le bas… On va aussi utiliser les failles et les rivières souterraines qui jouent un rôle très important. Si les cours d’eau ne sont pas suffisamment présents, comme à Chartres par exemple, on va les créer artificiellement avec des galets ; ils auront le même pouvoir de drainer les flux énergétiques que les vrais.

Ils considéraient aussi l’influence des réseaux cosmiques, des planètes et notamment du Soleil. Au Moyen Âge, on connaissait sept planètes, sept luminaires dont faisaient partie la Terre et la Lune. Elles ont une influence sur la Terre. On considérera tout particulièrement les réseaux générés par le Soleil. Celui-ci envoie ses rayons, diffractés par l’atmosphère, sur la Terre. Et résultat, on voit se dessiner un maillage qui sera fonction de la latitude du lieu.

C’est le soleil qui va donner la clé de la construction d’un édifice. La mesure de l’ombre portée d’un poteau placé en un point cosmotellurique particulier sera la première mesure du compagnon-bâtisseur. Elle va donner les proportions du temple. Longueurs, largeurs, hauteurs ne sont pas déterminées au hasard. Une formule établie par les premiers bâtisseurs initiés va dé- terminer le « module solaire » et par déduction la coudée et les autres mesures qui serviront à la construction.

On va également tenir compte des réseaux sacrés déterminés par les interconnections des sites entre eux. (Ces réseaux sont devenus sacrés par la pratique de rituels qui les relient entre eux). Le point Étoile sera le point d’autel, (là où se situaient les anciens autels avant la réforme de Vatican II).

Sur ce point Étoile, on va planter un poteau d’une hauteur calculée de façon à relever la longueur et la direction de l’ombre portée au midi solaire du lieu. Parfois, le nombre choisi déterminait un poteau trop grand. On utilisait alors une fractale du nombre calculé pour réduire ce témoin.

La date

La date était choisie en fonction de l’énergie que l’on voulait manifester. Les Anciens savaient qu’à chaque jour correspond une énergie, symbolisée autrefois par un saint. Certains moments-clés étaient importants pour la réception des forces de l’univers. Construire un lieu tel jour revenait à l’orienter en fonction des forces de la nature, lui donner sa teinte énergétique et son orientation spirituelle. Dans les premiers temps, le nom de l’église était souvent celui du propriétaire du terrain ou de l’évêque-commanditaire de l’édifice.

Le « module solaire »

Dans un premier temps, on va relever l’azimut du lever de soleil au solstice d’hiver, au solstice d’été et aux équinoxes par rapport au point sacré choisi. En traçant un rectangle sur les diagonales indiquées par ces axes solsticiaux, on obtient le rectangle solsticial du lieu. Il s’agit du « quadrilatère matière » qui est horizontal. En le basculant de 90°, on en obtient un rectangle vertical dit esprit car pour évoluer il faut se verticaliser, sur un plan symbolique. On enferme les deux rectangles matière et esprit dans un carré, ce sera le carré solsticial. Toutes les proportions de l’édifice y sont contenues. Parfois, on peut prendre en compte les quadrilatères de Jérusalem et de Rome qui seront contenus dans celui du lieu. Et lorsque l’on pratiquera des rituels, l’information vibratoire sera transmise aux maisons-mères de Rome et de Jérusalem. Si c’était une abbaye, ce serait transmis à Cîteaux, à Clairvaux ou à Cluny.

À noter que la pierre contenant les reliques, incluse dans la table d’autel et sur laquelle le prêtre va poser le calice, est à la mesure solaire du lieu. De même, le chrisme indique théoriquement les axes solsticiaux du lieu, s’il est placé au bon endroit, à la bonne latitude, car parfois les objets voyagent ! La pierre d’autel ne peut pas être transposée dans un autre lieu. Il faut que certaines proportions soient respectées pour que les rituels fonctionnent. Aujourd’hui l’autel où officie le prêtre n’est plus placé à l’endroit correct, sur le point sacré, on peut dès lors se demander si le rituel conserve la même puissance et la même efficacité qu’à l’origine.

Les étapes de la construction

L’élaboration de la construction va se faire en sept étapes que l’on appellera la construction des « Trois Tables ». Le Dit des Compagnons nous apprend que : « Trois tables ont porté le Graal ; l’une est ronde, l’autre carrée et la troisième rectangulaire. Elles sont d’égales surfaces et leur nombre est 21. Une quatrième Table les recouvre, dont le nombre est 6, celle de Salomon… Le Graal est 17 et il est Un ! « 

Les 4 éléments

En résumé, nous dirons donc que l’on plante le poteau, on prend la mesure de l’ombre portée, on trace le rectangle à partir du carré qui déterminera le point de Seuil. Puis, on va avoir le choix entre 4 possibilités selon la fonction que l’on veut donner à l’église : d’eau, de terre, de feu ou d’air.

L’élément Eau représente le baptême, il sera choisi pour les églises paroissiales destinées à baptiser les fidèles. Une église d’air sera dédiée aux pèlerinages. C’est le cas pour les petites chapelles donnant lieu aux processions ainsi que pour les basiliques mariales. Le point de feu est pour la purification, la haute spiritualité. C’est le cas d’abbatiales et de certaines chapelles templières qui étaient destinées à des rituels particuliers réservés aux moines-soldats. Les églises paroissiales regardent vers l’Orient, le lever du soleil, la lumière. Les églises templières étaient généralement orientées nord- sud.

Les polygones

Ensuite, on déterminera le cercle qui va donner la Mesure. On passe du carré au cercle, c’est-à-dire de la Terre au Ciel. Le but en venant dans ce lieu est de se spiritualiser, de chercher le divin.

Le cercle va déterminer l’emplacement des 4 piliers de la croisée des transepts. On est bien en équilibre ici entre les énergies du Ciel et de la Terre. La plupart des visiteurs ne le savent pas mais beaucoup le ressentent.

Le quadrilatère du lieu a déterminé la coudée du lieu et les autres mesures qui en découlent, l’empan, le pied… On a tous les éléments de la construction.

On détermine alors les polygones qui servent à dessiner l’architecture du temple en plan et en élévation. On travaille sur les trois dimensions pour finalement aboutir au point d’autel.

La première figure est le triangle qui représente le plan sacré, le nombre trois est le symbole de la Trinité. C’est la table « cachée », la quatrième table qui dissimule les trois précédentes, son nombre est 6, nombre pyramidal : 1+2+3. Ajoutons à ce nombre le 4, carré de la Terre, nous obtenons la Tétraktys de Pythagore et le symbolisme du nombre 10.

On trace la triple enceinte harmonique dont le but est de déterminer trois zones. La première est le narthex, pour les profanes ; le chevalier y pénétrait parfois avec son cheval, c’est pour cette raison que la porte est si haute. La seconde est pour les baptisés ; au niveau des fonts baptismaux, on baptise le profane qui entre alors dans le monde des croyants. La transition se fait au niveau d’une rivière souterraine que l’on appelle le Jourdain. Puis on aura le Saint des Saints, le naos, où se pratique le rituel de la messe. Le chœur est analogue au plan céleste : on y retrouve les éléments air et feu. Le transept, plan intermédiaire, est analogue au plan atmosphérique, le domaine de l’homme à la surface de la terre. Au fond, la nef est analogue au plan souterrain, à la terre et à l’eau.

On passe au nombre 5, le pentagramme qui positionne nos piliers par rapport au point sacré. On retrouve la même chose en élévation. On retrouve un autre pentagramme prenant le mur du fond et déterminant deux piliers, les deux colonnes du temple, Jakin et Boaz, positif et négatif, les colonnes de la Lune et du Soleil qui sont connectés sur les fonts baptismaux.

Ensuite on passe au 6. Le double triangle involutif, évolutif, le sceau de Salomon qui détermine aussi des endroits, des passages… La pointe du bas correspond aux deux premières fenêtres.

Note sur la triple enceinte : on parle dans une église de triple enceinte harmonique et non celtique comme avec les menhirs. Le but de la triple enceinte celtique est la Protection, il y a des gardiens du Seuil. La fonction de la triple enceinte harmonique est d’être un outil pour étager les énergies du temple.

Orientation et rythme

Si un édifice est parfaitement orienté au nord géographique (donc le chœur parfaitement à l’est), le dispositif ne fonctionnera pas parce que l’on se trouve en équilibre énergétique ; nous sommes bien mais rien ne bouge. Pour que les énergies soient activées, il faut générer un chaos énergétique par un léger décalage. C’est pour cette raison que vous n’aurez jamais une église parfaitement calée sur un azimut 90 °, il y aura toujours au minimum un degré en avant ou en arrière. Nous obtiendrons ainsi un rythme évolutif ou involutif selon la destination que l’on a choisie pour la construction.

La musique

L’homme peut être considéré comme une corde harmonique, vibratoire. Chaque chakra correspond à une note de musique et ils sont reliés entre eux par des harmonies musicales. Ces rapports musicaux sont issus des huit modes de chant harmonique ancien ; on utilisait les quatre premiers qui généraient implicitement le huitième, celui des hauts rituels. L’image de l’homme dans ses proportions harmoniques va être incluse dans l’édifice. En mettant ainsi en relation le temple matériel et le temple de l’homme, il est aisé de faire entrer les deux en résonance et de les mettre à la même vibration, à l’unisson, comme un violon passif captera la note émise par un autre violon jouant à proximité et pourra fidèlement la restituer.

Une loi physique dit que : « Le rapport de deux cercles inscrits et circonscrits à un polygone donné est équivalent à un rapport musical de la gamme de Zarlino »Des polygones spécifiques étaient placés dans la construction pour générer une note et un rapport musical. On donne ainsi à la pierre, de par sa forme et son assemblage, la possibilité de vibrer harmoniquement. Les polygones sont inscrits en plan, mais aussi en élévation. Lorsque l’on pratiquera un rituel, ils se mettront en action vibratoire et ainsi feront « chanter les pierres ». Lorsque l’on pratique ici prière, chant ou méditation, nous nous mettons en communication avec l’édifice qui va répondre en amplifiant la demande.

Les rapports de proportions sont essentiels. C’est pourquoi, outre les nombres Pi et autres caractères propres à la géométrie sacrée on appliquera dans la mesure, le nombre d’or qui assurera le rythme vibratoire harmonique de l’édifice.

Note sur la gamme de Zarlino : Il reviendra à Zarlino (1573) de caractériser la gamme diatonique selon des proportions directement dérivées de la série harmonique : Ratios : 1 – 9/8 – 5/4 – 4/3 – 3/2 – 5/3 – 15/8 – 2 et gamme diatonique : do ré mi fa sol la si do.

Église intérieure et extérieure

Comment se sert-on de cet édifice ?

La consécration

Lorsque la construction est terminée, l’église est consacrée. Tous le bois de charpente est récupéré pour être brûlé. Dans la nef, une croix de saint André est tracée avec les cendres à l’image du quadrilatère solsticial de Rome. Puis seront gravés l’alphabet grec sur une ligne et l’alphabet latin sur une autre. Dans le rituel sont pris en compte les axes solsticiaux. C’est le côté solaire de la consécration. Ensuite l’évêque fait le tour de l’édifice afin de bénir les murs, l’autel et les fonts baptismaux. La porte est fermée et l’évêque va frapper trois coups pour qu’on lui ouvre.

Les carrés magiques

Les carrés magiques vont nous permettre d’activer l’église. Les bâtisseurs, lorsqu’ils ont fait les plans, ont choisi des Nombres pour leur valeur énergétique et symbolique. Les Nombres sont des émanations divines. Nous avons vu que l’orientation de l’église est toujours un peu décalée par rapport aux axes solsticiaux ; ceci définit le rythme. Au seuil, on va inclure mentalement une grille de dédicace, un carré de 3 sur 3 (parfois 4). Chaque case donne une info dans l’éthérique. Sur la première ligne on va trouver le père, le fils et le saint du lieu ou Notre-Dame. Sur la deuxième ligne, des notes de musique et sur la troisième des couleurs ou des éléments.

L’interrupteur ou SÉSAME

L’interrupteur ou le « Sésame » est basé sur un carré magique de Saturne de 3 cases par 3 qui va inclure les 9 premiers nombres. Le 5 sera toujours central, c’est l’homme vertical, l’homme qui se réalise. On va retrouver la symbolique des nombres. Le carré Saturne est dit « magique » car il donne la possibilité d’activer les énergies de l’édifice. Le prêtre va pouvoir les actionner juste avant la messe en marchant dessus. On peut les détecter intuitivement au pendule ou les retrouver par les tracés géométriques.

Au portail Ouest (à l’endroit où, autrefois, se tenait le Suisse avec sa hallebarde), il faut visualiser mentalement le sésame et frapper 3 fois dans les mains. On modifie ainsi brutalement l’ambiance énergétique en créant un mini chaos vibratoire. Ceci est l’équivalent des trois coups que le brigadier frappe au théâtre pour activer énergétiquement la salle et mettre en harmonie spectateurs et acteurs.

L’activation prend fin au bout d’un temps, variable selon l’architecture et la masse de maçonnerie. L’énergie monte très vite et elle met environ 24 heures, après une messe, pour redescendre à son niveau initial. Les églises oubliées dans la campagne s‘éteignent, entrent en sommeil, mais on peut très bien les réactiver, par la prière, la méditation. Même fermées, comme on l’a vu, on peut travailler énergétiquement de l’extérieur.

Tout d’abord, il est primordial de prendre le temps de s’harmoniser avec le lieu. Une fois l’interrupteur enclenché, nous pouvons entrer et accomplir un cheminement spécifique ; le parcours du pèlerin par exemple. Ce parcours va nous permettre d’engranger des informations. Un deuxième parcours est possible, celui de l’initié, il se pratique à un niveau de conscience différent.

Le parcours initiatique

Nous vous proposons le parcours de l’initié dans l’église : À l’entrée, sur le seuil, nous franchirons la pierre de décharge qui, comme son nom l’indique, absorbe les énergies polluantes que l’on traîne avec soi. Théoriquement, lorsque des paroissiens entrent dans l’église pour la messe, le curé les accueille à la porte, pour les saluer d’une part mais aussi pour qu’ils passent sur ce point de décharge. Un nettoyage est nécessaire avant d’entamer le parcours énergétique.

Ici, nous commencerons par passer derrière le « bénitier fonts baptismaux », par le narthex. Puis nous allons faire un parcours qui active les chakras. Nous monterons par l’axe central si nous avons une église à nef unique. Dans les églises à collatéraux et déambulatoire le parcours sera différent, en passant par les colatéraux (de gauche, le déambulatoire, on redescend par le colatéral droit et on remonte au centre vers le choeur...*

Arrivé devant l’autel, nous le contournerons et stationnerons derrière car c’est un point hautement vibratoire. Lors de notre « redescente », nous passerons par une absidiole, puis par l’autre. Nous pouvons vérifier que nous sommes convenablement rechargés en nous plaçant sous la clé de voûte d’une absidiole, les yeux fermés. Si l’on est bien aligné, on part en oscillation. S’il ne se passe rien, recommencez un autre tour. Lors de ce parcours, nous nous harmonisons et il ne faut pas ressortir par la porte d’entrée mais par la porte Nord, la porte des Initiés. Ceci nous permet d’éviter de repasser sur la pierre de décharge et de garder le plein bénéfice de ce que l’on a acquis. Le tracé du parcours représente parfois la forme du Ankh égyptien, la clé de vie.

Note : Une règle nous dit « Deux choses alignées déterminent à mi-distance d’elles une ligne d’influence ; suivant son orientation apparaît une ligne de force ». Le plexus solaire de l’intervenant qui se trouve face à l’autel, en haut des marches, est à mi-chemin entre la clé de voûte et la rivière souterraine. Si on a une clé de voûte à 20 m, il y a fort à parier qu’il y a une rivière souterraine à 20 mètres. Le plexus solaire – Tipheret, le point du cœur – se trouve vraiment en bascule entre les deux mondes. Aujourd’hui, dans nos églises, l’autel a changé de place, il n’est plus sur le point sacré, l’officiant n’est plus en bascule entre la voûte et la rivière souterraine, le prêtre est tourné vers les fidèles et la chasuble tissée de fil d’or et d’argent ne remplit plus son rôle. Le but était de focaliser les énergies venant de l’Est, côté d’où vient la Lumière, et de les renvoyer sur les fidèles. Le prêtre avait un rôle d’intermédiaire entre les deux mondes…

L’acoustique

Il y a 3 points énergétiques favorables : au milieu de la croisée du transept et dans le chœur. Pour chanter ici, une fois que l’on a monté les deux marches, mettez-vous côté droit ou côté gauche, en regardant le cul de four, on transmet alors les harmoniques dans la nef. Lors des concerts donnés dans les églises, les choristes sont dans le chœur et les auditeurs dans la nef. Pour bien bénéficier de l’acoustique, il faudrait inverser les acteurs, c’est-à-dire mettre les choristes dans la croisée du transept et les auditeurs dans le chœur… mais on ne pourrait pas en accueillir beaucoup !

Par la suite, le son n’étant pas de qualité et l’harmonie absente, des micros sont utilisés pour amplifier la musique. Mais non seulement on amplifie la mauvaise qualité, mais aussi les pollutions électromagnétiques qui vont aller s’engrammer sur la porteuse libre du réseau Hartmann, et briser l’œuf de protection énergétique, créé à l’origine par le refoulement de ce réseau à l’extérieur. Le rêve est rompu ! À cette pollution sonore, il faut ajouter celle du chauffage électrique et des spots qui ont remplacé les cierges…

Conclusion

Les églises romanes sont de véritables creusets alchimiques. Par la richesse de leur œuvre, elles nous proposent d’entreprendre un pèlerinage sans cesse renouvelé, à chaque église, à chaque chapelle. Pèlerinage non pas vers Compostelle, Rome ou Jérusalem, mais pèlerinage dans notre propre temple intérieur, afin de suivre un parcours initiatique, un voyage alchimique intérieur, une alchimie spirituelle qui nous verticalise et nous fait lever la tête vers d’autres mondes.

Sachons profiter de ces belles énergies proposées par ces remarquables bâtisses romanes qui nous donnent la possibilité d’accéder à d’autres niveaux de conscience.

* j'ai rajouté quelques mots en italiques gras ! (C.S.)

 

SOURCE : Alain Balasse. Sacrée Planète N°68 (Février/mars 2015).http://www.sacree-planete.com/newsletter/AlainBalasse-StLeon-SP68.pdf

 

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